Le caisson à Brouillard

 
Description du projet

Ce projet a pris naissance dans un questionnement sur la matérialité de la vidéo. La projection vidéo est, à la base, de la lumière. Pour la voir, cette lumière doit toucher une matière. Lassée de la projection classique sur écran, j’ai trouvé mon bonheur en utilisant de la fumée comme support à la projection vidéo. Je suis fascinée par la dualité entre la tangibilité et la volatilité. Tangibilité: une boite, un objet solide et froid, qui s’impose dans l’espace. Volatilité: une projection vidéo et de la fumée, des matières impalpables.

La vidéo est projetée en douche sur le dessus d’une boite spécialement construite pour l’installation. Cette boite, dont le dessus est transparent, a un faux fond à 2 pouces de profondeur. Ce compartiment est rempli de fumée. La lumière de la projection vidéo traverse la fumée, ajoutant de la profondeur à l’image. En traversant la fumée, l’image vidéo devient sculpturale.

L’image vidéo représente le corps d’une femme en suspension, comme si elle flottait dans l’eau. La femme découvre son corps, tout en découvrant son environnement. C’est ici que la dualité entre la tangibilité et la volatilité prend tout son sens. Le corps de la femme est volatile, une lumière en mouvement visible dans la fumée. L’environnement qui l’entoure est tangible, une boite en bois. Tous deux n’appartiennent pas au même monde. Cependant, ils ne peuvent se définir sans l’autre. Sans le corps de la femme, la boite n’est pas un espace, sans la boite, le corps de la femme n’existe pas. Le son ambiant est sourd. Il donne une impression d’être sous l’eau, ou à l’intérieur de la boite.

La boite est installée de sorte que le spectateur puisse y faire le tour et regarder l’image vidéo dans tous les sens. Il n’y a pas de côté qui prédomine dans l’image. La boite est supportée par un pied central, donnant l’impression que l’objet flotte dans l’espace.

Collaborateur: Pierre Électrique

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